Du sud au nord, c'est le bol qui raconte le pays — pis la rue qui le sert.
Le Vietnam, je le connais déjà — Hội An, je l'ai faite cinq fois. Mais cette fois je descends en-dessous de ce que j'ai vu. Le fil conducteur, c'est le bol : le phở au nord, le bún partout, le mì Quảng du centre, le cơm tấm du sud — et la rue qui le sert, à 6h du matin sur un tabouret en plastique. Je commence par Saigon qui grouille, les hẻm et les escargots de la rue Vĩnh Khánh à la nuit tombée. Je descends sur la côte de Quy Nhơn que personne regarde : le bánh xèo aux crevettes encore vivantes, le poisson qui sort du quai à 15h, des criques sans un touriste. À Hội An, j'évite la vieille ville que je connais par cœur — je prends le vélo vers les rizières de Cẩm Kim, j'arrive au marché aux poissons à 4h30 quand la lumière tape sur les barques. Et je finis par Hanoi : le bouillon du nord, le café à l'œuf, l'aube sur le pont Long Biên. Pas une course. Le bol décide, la mer met la table, pis je suis.
Saigon pour le choc et la rue, Quy Nhơn pour la côte tranquille, Hội An pour la campagne en-dessous des cartes postales, Hanoi pour le bouillon du nord — du sud au nord, en suivant la table.
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- Collines de jungle plongeant vers la mer — côte centrale du Vietnam —
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- Rue commerçante de Saïgon la nuit — foule dense, enseignes lumineuses multicolores et panneau LED rouge, énergie urbaine festive —
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- Assiette de gỏi vietnamien aux crevettes — chou violet, carottes, herbes fraîches et échalotes frites croustillantes sur le dessus, servie sur table en bois —
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- Un pêcheur rame debout dans une barque traditionnelle sur la rivière Thu Bồn à Hội An, bateaux amarrés avec bâches bleues et palmiers touffus en arrière-plan dans la lumière dorée du soir —
Juup Schram · Unsplash
- Reflet du pont rouge Thê Húc dans les eaux du lac Hoàn Kiếm, drapeaux colorés et feuillage dense — Hanoi, lumière brumeuse de journée grise —
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